La semaine des droits de la femme est bien plus qu’une commémoration symbolique. Elle rappelle un principe fondamental : l’égalité des droits ne se décrète pas, elle se construit au quotidien, notamment par l’accès des femmes aux ressources économiques, au savoir et à la prise de décision. Au Cameroun, comme ailleurs, les femmes rurales sont souvent en première ligne face aux défis environnementaux, tout en étant les principales actrices de la sécurité alimentaire familiale. Pourtant, elles restent encore trop peu impliquées dans la gestion durable des ressources naturelles
C’est pour faire converger ces deux enjeux – droits des femmes et préservation de l’environnement – qu’Ecotrading, dans le cadre du projet PROCOM-Maïs ABF/GIZ, a conduit une mission de sensibilisation et de formation en agroforesterie dédiée aux femmes d’Endom. L’initiative répond à une double urgence : protéger les forêts menacées par l’expansion agricole et renforcer l’autonomie économique des femmes en les dotant de compétences techniques et de moyens de production.
Pendant plusieurs jours, les communes d’Akak, Endom centre, Oveng, Kam 1 et Nyadogo ont accueilli des ateliers pratiques centrés sur la création de pépinières villageoises individuelles. Les participantes ont été formées à la production d’arbres utiles à forte valeur ajoutée : avocatier, citronnier, oranger et corossolier. Au-delà des gestes techniques
– choix des semences, mise en sachet, entretien des jeunes plants – la formation a mis l’accent sur la gestion : comment planifier une pépinière, évaluer les besoins du marché local, et pérenniser l’activité.
Au total, plus de 1500 semences d’avocats et des plants de corossolier ont été distribués, accompagnés de sachets de pépinière pour permettre une mise en pratique immédiate. L’objectif : que chaque femme formée devienne à son tour un relais de savoir dans son village, capable de générer des revenus tout en restaurant les espaces dégradés par l’agriculture sur brûlis.
Une reconnaissance des autorités et des communautés
Les autorités communales ont salué une démarche qui “allie développement économique et conscience écologique”. Pour de nombreuses participantes, c’est aussi une reconnaissance de leur rôle : “On nous donne enfin les outils pour ne plus seulement cultiver pour manger, mais aussi pour vendre, reboiser et décider”, témoigne une bénéficiaire d’Oveng.
En liant l’agroforesterie aux droits des femmes, cette action dépasse la simple formation technique. Elle illustre comment l’accès à la terre, à la formation et aux intrants devient un levier concret d’émancipation. Protéger la forêt et garantir les droits des femmes ne sont pas deux combats parallèles : à Endom, ils ne font plus qu’un.
En liant l’agroforesterie aux droits des femmes, cette
action dépasse la simple formation technique. Elle illustre comment l’accès à
la terre, à la formation et aux intrants devient un levier concret
d’émancipation. Protéger la forêt et garantir les droits des femmes ne sont pas
deux combats parallèles : à Endom, ils ne font plus qu’un.